La retraite des professeurs des écoles après le décalage de 2026
Depuis le 1er septembre 2026, l'âge légal de départ est abaissé d'un trimestre pour les générations 1964 à 1968, et de deux trimestres pour les personnes nées entre janvier et mars 1965. Les 64 ans ne concernent plus que la génération 1969 et les suivantes, en application de l'article 105 de la loi du 30 décembre 2025.
La retraite paraît lointaine quand on prépare le CRPE, et pourtant ses règles viennent de changer. Pour un candidat de 25 ou 30 ans, ce décalage ne change rien, puisqu'il s'arrête à la génération 1968. Pour une reconversion à 45 ou 55 ans, il avance le départ d'un à deux trimestres et déplace aussi la date du taux plein.
Comment fonctionne la retraite d'un professeur des écoles ?
La retraite d'un professeur des écoles est une pension civile de l'État, gérée par le Service des retraites de l'État. Elle se calcule sur le dernier traitement indiciaire brut détenu depuis au moins six mois, et non sur une moyenne des vingt-cinq meilleures années comme dans le régime général.
Selon la définition retenue par le ministère de l'Éducation nationale, une pension civile est une allocation personnelle et viagère calculée à partir du niveau, de la durée et de la nature des services accomplis. De ces trois paramètres, un seul dépend de ce que tu gagnes.
Un salarié du privé voit sa pension de base calculée sur ses vingt-cinq meilleures années. Un fonctionnaire part de son dernier traitement indiciaire, à condition de l'avoir détenu six mois. Finir sa carrière à la hors-classe ou à la classe exceptionnelle compte donc bien plus que le niveau moyen des trente années précédentes, puisque c'est le haut de la grille indiciaire qui sert de base.
Les primes, elles, n'entrent pas dans ce traitement de référence, ce qui surprend souvent à la lecture d'une première simulation. Les chiffres sont détaillés plus bas.
Enfin, les professeurs des écoles relèvent de la catégorie sédentaire, alors que les anciens instituteurs relevaient de la catégorie active, qui autorisait un départ à 57 ans. Les statistiques du ministère montrent que les générations qui partent aujourd'hui comptent de moins en moins d'anciens instituteurs, donc de plus en plus d'agents soumis au calendrier sédentaire, avec cinq ans d'écart à la clé.
Qu'est-ce que la suspension de la réforme des retraites change pour toi ?
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a décalé le calendrier de relèvement de l'âge légal fixé en 2023. Les 64 ans restent la cible finale, mais les générations 1964 à 1968 gagnent un à deux trimestres, et rien ne change à partir de 1969.
Ce décalage passe par deux articles du code de la sécurité sociale, l'article L. 161-17-2 pour l'âge et l'article L. 161-17-3 pour la durée d'assurance, tous deux modifiés par l'article 105 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Les deux textes précisent que ces dispositions « s'appliquent aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 ». Une pension liquidée avant cette date reste sous l'ancien calendrier, sans rattrapage.
| Année de naissance | Calendrier de 2023 | Applicable depuis le 1er septembre 2026 | Écart |
|---|---|---|---|
| 1963 | 62 ans et 9 mois | 62 ans et 9 mois | inchangé |
| 1964 | 63 ans | 62 ans et 9 mois | 1 trimestre plus tôt |
| Janvier à mars 1965 | 63 ans et 3 mois | 62 ans et 9 mois | 2 trimestres plus tôt |
| Avril à décembre 1965 | 63 ans et 3 mois | 63 ans | 1 trimestre plus tôt |
| 1966 | 63 ans et 6 mois | 63 ans et 3 mois | 1 trimestre plus tôt |
| 1967 | 63 ans et 9 mois | 63 ans et 6 mois | 1 trimestre plus tôt |
| 1968 | 64 ans | 63 ans et 9 mois | 1 trimestre plus tôt |
| À partir de 1969 | 64 ans | 64 ans | inchangé |
Sources : Service des retraites de l'État, « L'âge légal de la retraite », tableau de la catégorie sédentaire qui donne les deux colonnes, avant et à compter du 1er septembre 2026, consulté le 27 septembre 2026, recoupé avec l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale dans sa version issue de l'article 105 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025.
Le même article 105 réécrit aussi les paliers de durée d'assurance. L'article L. 161-17-3 fixe désormais 170 trimestres pour les personnes nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965, 171 trimestres pour celles nées entre le 1er avril et le 31 décembre 1965, et 172 trimestres à partir du 1er janvier 1966. Les 43 années de cotisation commencent donc une génération plus tard qu'annoncé en 2023.
Ces articles du code de la sécurité sociale s'appliquent à ta pension d'État parce que le code des pensions civiles et militaires y renvoie. Son article L. 13 pose que « le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir le pourcentage maximum de la pension civile ou militaire est celui mentionné à l'article L. 161-17-3 du code de la sécurité sociale », ce pourcentage maximum étant fixé à 75 % du traitement. L'Éducation nationale n'a donc pas de calendrier propre et applique celui du régime général.
Le décalage vaut aussi pour les départs pour carrière longue, comme l'indique le Service des retraites de l'État, et un décret du 7 mai 2026 a repris les bornes correspondantes pour les fonctionnaires et les ouvriers de l'État (décret n° 2026-344, Journal officiel du 8 mai 2026). Les reconversions après 45 ans se trouvent exactement dans la zone concernée, et l'article sur le CRPE passé à 40 ou 50 ans en détaille les autres aspects.
Le Service des retraites de l'État écrit noir sur blanc que « ce relèvement est suspendu pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 », et publie les deux colonnes côte à côte, avant et après cette date, pour la catégorie sédentaire comme pour la catégorie active. La fiche « retraite du fonctionnaire » de service-public.gouv.fr, vérifiée le 14 août 2026, donne le tableau à jour, avec 63 ans et 9 mois pour la génération 1968, mais sans citer la loi de 2025 ni la date du 1er septembre 2026. Si une page annonce encore 64 ans pour la génération 1968, regarde d'abord à quelle date elle a été vérifiée.
Ce calendrier est celui du droit en vigueur au 27 septembre 2026. Les débats budgétaires de l'automne peuvent le modifier, et aucun texte issu d'un projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 n'est publié au Journal officiel à cette date. Tant qu'il n'y figure pas, il reste un projet.
L'âge légal de départ, année de naissance par année de naissance
L'âge légal varie selon l'année de naissance. Le calendrier applicable depuis le 1er septembre 2026 le relève par paliers d'un trimestre, jusqu'à 64 ans pour les générations nées à partir de 1969. L'âge d'annulation de la décote reste fixé à 67 ans pour tout le monde.
| Année de naissance | Âge légal de départ | Trimestres requis | Âge d'annulation de la décote |
|---|---|---|---|
| 1959 et 1960 | 62 ans | 167 | 67 ans |
| 1er janvier au 31 août 1961 | 62 ans | 168 | 67 ans |
| 1er septembre au 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 | 67 ans |
| 1963 au 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 | 67 ans |
| 1er avril au 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 | 67 ans |
| À partir de 1969 | 64 ans | 172 | 67 ans |
Source : service-public.gouv.fr, retraite du fonctionnaire, page vérifiée le 14 août 2026, recoupée avec l'article L. 161-17-2 et l'article L. 161-17-3 du code de la sécurité sociale, consultés le 27 septembre 2026.
Ce tableau est celui de la catégorie sédentaire, la seule qui concerne un professeur des écoles titularisé aujourd'hui. Lis-le avec ton année de naissance en tête plutôt que de retenir 64 ans comme règle générale. Entre la génération 1965 et la génération 1969, l'écart atteint un an.
L'âge moyen de départ des enseignants du premier degré public était de 60,7 ans en 2021-2022 d'après la note de la direction de l'évaluation et de la prospective, 60,5 ans pour les femmes et 61,2 ans pour les hommes. Ces départs relevaient encore largement de la catégorie active, ce qui explique un âge inférieur à l'âge légal des générations suivantes. Ce chiffre décrit le passé et ne permet pas de prévoir ton propre départ.
Trimestres requis et taux plein, deux notions à ne pas confondre
La durée d'assurance requise suit la même logique de paliers, de 167 trimestres pour la génération 1959 à 172 à partir de la génération 1966. Ces trimestres se comptent tous régimes confondus, alors que le montant versé par l'État ne tient compte que des années passées dans la fonction publique.
Cette distinction explique la plupart des erreurs dans les simulations faites à la main. Les trimestres acquis dans tous les régimes déterminent le taux, et atteindre la durée requise supprime la décote. La pension versée par le Service des retraites de l'État est en revanche proratisée sur les seuls trimestres liquidables dans ce régime, c'est-à-dire tes années de fonctionnaire.
En cas de reconversion, situation fréquente chez les candidats au CRPE, tu peux donc partir au taux plein, sans décote, et percevoir une pension d'État nettement inférieure à 75 % de ton dernier traitement, simplement parce que tu n'as pas passé toute ta carrière dans la fonction publique. Les années antérieures ne sont pas perdues. Elles donnent lieu à une seconde pension, calculée par le régime concerné selon ses propres règles. Tu auras alors deux pensions et deux calculs, pour une seule date de départ.
Comment se calcule la pension ?
Pour calculer la pension, on prend le dernier traitement indiciaire brut détenu depuis au moins six mois, on le multiplie par 75 %, puis par le rapport entre les trimestres liquidables dans la fonction publique et les trimestres requis pour le taux maximal. Une décote ou une surcote s'applique ensuite.
Prenons un professeur des écoles qui termine au 11e échelon de la classe normale. Il détient l'indice majoré 678, soit 3 338 € bruts mensuels d'après le tableau ministériel de rémunération. Avec une carrière complète dans la fonction publique, sa pension brute de base atteint 75 % de ce montant, soit 2 503,50 €. S'il termine à la hors-classe, à l'indice majoré 826 et 4 066 € bruts, le même calcul donne 3 049,50 €. Ce changement de grade obtenu en fin de carrière représente cinq cents euros par mois, à vie.
La formule complète, avec les règles de décote et de surcote, est détaillée sur service-public.gouv.fr. Fais attention à la condition des six mois. Si tu obtiens un avancement d'échelon moins de six mois avant ton départ, c'est l'indice précédent qui sert de base. Décaler un départ de quelques semaines peut donc changer la pension de façon définitive.
Quels trimestres gagnes-tu au titre de tes enfants ?
Deux dispositifs distincts jouent au titre des enfants. La bonification s'ajoute aux trimestres liquidables et augmente donc le montant de la pension. La majoration de durée d'assurance compte pour le taux, ce qui réduit ou annule la décote sans allonger la durée liquidable.
Les textes font eux-mêmes la distinction. L'article L. 13 ne retient que « la durée des services et bonifications admissibles en liquidation » pour calculer le pourcentage de pension, alors que l'article L. 14 additionne, pour apprécier la décote, la durée liquidable et les durées validées dans les autres régimes, avec un coefficient de minoration de 1,25 % par trimestre manquant dans la limite de vingt trimestres. Un trimestre de bonification joue donc sur le montant, un trimestre de majoration sur le taux.
Depuis le 1er septembre 2026, le volet familial a été élargi. Le Service des retraites de l'État indique que les femmes fonctionnaires ou militaires ayant accouché après leur recrutement et après le 1er janvier 2004 bénéficient d'un trimestre de bonification par enfant, en plus des deux trimestres de majoration de durée d'assurance. Le congé supplémentaire de naissance est également pris en compte pour le calcul de la retraite.
| Dispositif | Ce qu'il apporte | Sur quoi il agit | Qui est concerné |
|---|---|---|---|
| Bonification par enfant | 1 trimestre par enfant | le montant de la pension, via la durée liquidable | femmes fonctionnaires ou militaires ayant accouché après leur recrutement et après le 1er janvier 2004 |
| Majoration de durée d'assurance | 2 trimestres par enfant | le taux, donc la décote | même public |
| Congé supplémentaire de naissance | période prise en compte pour la retraite | les services valables | les parents qui en bénéficient |
Source : Service des retraites de l'État, « Les changements apportés par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 », publié le 12 février 2026 et mis à jour le 19 février 2026, consulté le 27 septembre 2026.
Dans une profession très largement féminine, ces trimestres permettent souvent à une carrière de reconversion d'atteindre le taux plein. Un parcours commencé à 40 ans ne réunira pas 172 trimestres de fonction publique, et chaque trimestre acquis en dehors du travail effectif compte alors double.
Les enfants nés avant 2004 relèvent d'un régime de bonification distinct, avec ses propres conditions d'interruption d'activité, et c'est sur ce point que les simulations faites à la main se trompent le plus souvent. Avant de projeter une date de départ, demande ton relevé au Service des retraites de l'État plutôt que de reconstituer le compte toi-même.
Pourquoi tes primes comptent si peu dans la pension ?
Les primes et indemnités n'entrent pas dans le traitement de référence de la pension civile. Elles alimentent seulement la retraite additionnelle de la fonction publique, un régime par points avec ses propres plafonds et un rendement bien plus faible.
Les professeurs des écoles y perdent moins que d'autres corps. D'après les statistiques du ministère, les primes et indemnités représentaient en moyenne 13 % du salaire brut d'un enseignant du premier degré en 2023. Un fonctionnaire dont les primes atteignent 40 % de la rémunération perd bien davantage au moment de partir.
L'ISAE, la prime d'attractivité, l'indemnité REP+ ou l'indemnité de direction disparaissent malgré tout entièrement du calcul principal. Un directeur d'école qui perçoit plusieurs milliers d'euros par an au titre de ses fonctions ne les retrouvera pas dans sa pension. Seule la bonification indiciaire attachée à la direction entre dans l'assiette, parce qu'elle relève de l'indiciaire et non de l'indemnitaire. L'article sur la direction d'école après le CRPE détaille ces indemnités.
La pension mensuelle médiane des enseignants du premier degré public partis à la retraite s'établissait à 2 875 € en 2022 en euros constants pour les monopensionnés, avec 2 854 € pour les femmes et 2 932 € pour les hommes. Ce chiffre intègre déjà tous les effets décrits plus haut.
Départ anticipé, retraite progressive et surcote
La réforme de 2023 a aussi ouvert aux fonctionnaires plusieurs dispositifs qui n'existaient que dans le privé, et supprimé une contrainte propre au premier degré, l'obligation d'attendre la fin de l'année scolaire pour partir.
| Dispositif | Ce qu'il permet | Condition principale | Texte de référence |
|---|---|---|---|
| Départ en cours d'année scolaire | partir dès l'âge d'ouverture des droits, sans terminer l'année scolaire | aucune, depuis le 1er septembre 2023 | réforme des retraites de 2023 |
| Retraite progressive | percevoir une fraction de pension tout en travaillant à temps partiel | 150 trimestres et être à moins de deux ans de l'âge légal | décret n° 2023-753 du 10 août 2023 |
| Surcote parentale | majorer la pension de 1,25 % par trimestre | avoir 63 ans, le taux plein, et des trimestres de maternité ou d'adoption | décret n° 2023-799 du 21 août 2023 |
| Carrière longue | partir entre 58 et 63 ans selon l'année de naissance | avoir commencé à travailler entre 16 et 21 ans | réforme des retraites de 2023 |
| Travailleur handicapé | partir dès 55 ans | conditions de durée d'assurance assouplies | décret n° 2023-436 du 3 juin 2023 |
Source : education.gouv.fr, mise en œuvre de la réforme des retraites pour les personnels de l'éducation, consulté en août 2026.
Depuis le 1er septembre 2023, un professeur des écoles peut partir dès qu'il atteint son âge d'ouverture des droits, sans terminer l'année scolaire. Auparavant, un anniversaire en octobre obligeait à attendre le mois de juillet suivant. La date de départ ne dépend plus du rythme scolaire, comme pour les autres agents publics.
La retraite progressive est ouverte aux fonctionnaires depuis le décret du 10 août 2023. Elle permet de passer à temps partiel dans les deux ans qui précèdent l'âge légal tout en percevant une fraction de sa pension, à condition de justifier de 150 trimestres. Les articles D37-1 à D37-3 du code des pensions civiles et militaires en donnent le calcul exact. La pension partielle correspond à la pension complète multipliée par la quotité non travaillée. À 60 %, tu perçois donc 40 % de ta pension en plus du traitement du temps partiel, et les périodes travaillées pendant cette phase sont reprises dans la pension définitive. Dans un métier où la fatigue de fin de carrière est réelle, c'est une option qu'il vaut mieux connaître avant d'envisager une seconde carrière.
Les âges de départ pour carrière longue suivent le même décalage que l'âge légal depuis le 1er septembre 2026, et le décret n° 2026-344 du 7 mai 2026 a repris les bornes correspondantes pour les fonctionnaires et les ouvriers de l'État. La fourchette de 58 à 63 ans indiquée dans le tableau reste donc un ordre de grandeur, à vérifier génération par génération.
Pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027, les règles de reprise d'activité pendant la retraite changent aussi. Le Service des retraites de l'État annonce trois cas distincts, selon que le départ a eu lieu avant l'âge légal, entre l'âge légal et 67 ans, ou à partir de 67 ans. Si tu envisages d'enseigner comme vacataire ou de reprendre une activité après ta radiation des cadres, vérifie ce point au moment de ta demande. La progression indiciaire qui détermine le traitement de fin de carrière est expliquée dans l'article sur les rendez-vous de carrière.
Le calendrier des démarches, et ce qu'il faut conserver dès maintenant
La retraite d'un fonctionnaire ne se déclenche pas toute seule. La demande doit être déposée au moins six mois avant la date de départ souhaitée, sinon le versement peut être interrompu. Entre 35 ans et le départ, plusieurs rendez-vous automatiques jalonnent le parcours.
| Moment | Ce qui se passe | Où |
|---|---|---|
| À partir de 35 ans | tu reçois un relevé de situation individuelle tous les cinq ans | info-retraite.fr |
| À partir de 45 ans | tu peux demander une simulation de ta future pension | ENSAP |
| À partir de 53 ans | le service des ressources humaines te contacte pour fiabiliser tes données de carrière | académie |
| À partir de 55 ans | tu reçois une estimation indicative globale | info-retraite.fr |
| Deux ans avant le départ | un accompagnement personnalisé est proposé | académie |
| Six mois avant la date choisie | dépôt obligatoire de la demande de pension | ENSAP ou formulaire EPR 11 |
Source : education.gouv.fr, la retraite des personnels de l'éducation nationale, consulté en août 2026.
Avant 35 ans, il n'y a rien à faire, sinon conserver tes pièces, c'est-à-dire bulletins de salaire, contrats, états de services, attestations France Travail et justificatifs de périodes à l'étranger. Ce sont elles qui permettent de faire corriger un relevé de carrière incomplet, ce qui devient très difficile trente ans plus tard.
C'est encore plus vrai pour une reconversion ou pour des années de contractuel avant le concours. Ces périodes relèvent d'un autre régime, et leur validation dépend souvent d'un document que toi seul détiens. Une simulation faite trente ans avant l'échéance reste indicative, car la législation peut encore évoluer, alors qu'un relevé de carrière propre te servira jusqu'au bout.
Pour l'instant, deux habitudes suffisent. Archive tout ce qui atteste d'une période travaillée, et vérifie ton relevé de carrière à chaque envoi quinquennal. Le reste peut attendre.
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