Salaire d'un professeur des écoles : la grille, les primes et le net

Un professeur des écoles stagiaire touche 1 771 € net par mois de traitement de base en 2026 (indice majoré 395), hors primes. Toutes primes comprises, le salaire net moyen d'un professeur des écoles atteint 2 850 € en 2024, 2 950 € à temps complet, selon la note DEPP 26.36 publiée le 20 août 2026. Voici la grille complète et ce qui arrive net.

Adam, membre du jury et correcteur du CRPE
Par Membre du jury et correcteur du CRPE

Tu as sûrement déjà lu "1 800 euros net" en cherchant le salaire d'un professeur des écoles. Ce chiffre traîne sur presque tous les forums, sans jamais préciser s'il parle d'un début de carrière, d'un échelon avancé, d'un temps complet, ou d'un montant primes comprises. Résultat : la même estimation vague se recopie depuis des années.

La réalité est publique, chiffrée, et beaucoup plus intéressante à connaître avant de se lancer dans le concours. Elle tient dans un indice, un échelon, une poignée d'indemnités fixées par arrêté, et un écart de plus du double entre le premier et le dernier barreau de la grille. Tout est repris ci-dessous, tableau par tableau, avec la source officielle en dessous de chacun.

1 771 €
net mensuel de base publié pour un professeur stagiaire, indice majoré 395
2 850 €
salaire net mensuel moyen d'un professeur des écoles en 2024, primes comprises, selon la DEPP (note 26.36, août 2026)
3 984 €
net mensuel de base au sommet de la grille, indice majoré 977

Le salaire d'un professeur des écoles, c'est quoi exactement ?

Le salaire d'un professeur des écoles additionne trois blocs : un traitement indiciaire brut fixé par une grille nationale, des indemnités liées à la fonction et au lieu d'exercice, et une part variable facultative. Seul le premier bloc dépend de l'échelon. Les deux autres dépendent du poste occupé et des missions acceptées.

Le traitement indiciaire brut est le produit de deux nombres : un indice majoré, propre à ton échelon, et la valeur du point d'indice de la fonction publique. Le portail de l'État fixe cette valeur à 4,92 € par mois pour un point, soit 5 907,34 € bruts annuels pour l'indice 100, sans revalorisation depuis le 1er juillet 2023. Un professeur des écoles à l'indice majoré 481 touche donc 481 × 4,92, soit les 2 368 € bruts mensuels que tu retrouveras dans le tableau suivant.

Deux conséquences très concrètes. Ton traitement de base est identique à Lille, à Nîmes ou à Cayenne, puisque l'indice est national et qu'aucune négociation individuelle n'existe dans la fonction publique. Et ce qui fait bouger ta paie, ce n'est jamais une augmentation accordée à la tête du client : c'est un changement d'échelon, une quotité de travail modifiée, ou une indemnité attachée à ton affectation.

Le net, lui, ne se déduit pas du brut avec un pourcentage universel. Retenue pour pension civile, CSG, CRDS, contribution de solidarité, retraite additionnelle : les prélèvements ne portent pas tous sur la même assiette, et les indemnités ne cotisent pas comme le traitement. D'où le choix, dans les tableaux ci-dessous, d'afficher le brut et le net côte à côte plutôt qu'un chiffre unique censé valoir pour tout le monde.

La grille indiciaire de la classe normale, échelon par échelon

La classe normale va de l'indice majoré 395, celui du professeur stagiaire, à l'indice majoré 678 au onzième échelon. Le ministère publie pour chaque barreau un brut et un net mensuels de base : 1 771 € nets au départ, 2 816 € nets en haut du grade, primes exclues. Compter vingt-six ans pour parcourir la grille au rythme de référence.

Grille indiciaire du professeur des écoles, classe normale
ÉchelonIndice majoréBrut mensuelNet mensuel de baseDurée dans l'échelon
Stagiaire3951 944 €1 771 €1 an
2e échelon4462 196 €2 121 €1 an
3e échelon4532 230 €2 176 €2 ans
4e échelon4662 294 €2 214 €2 ans
5e échelon4812 368 €2 251 €2 ans et 6 mois
6e échelon4972 447 €2 286 €3 ans
7e échelon5242 580 €2 321 €3 ans
8e échelon5622 767 €2 391 €3 ans et 6 mois
9e échelon5952 929 €2 520 €4 ans
10e échelon6343 121 €2 644 €4 ans
11e échelon6783 338 €2 816 €échelon terminal

Source : education.gouv.fr, tableau de la rémunération des enseignants, valeur au 1er janvier 2024, consulté en août 2026.

Additionne la colonne de droite : vingt-six ans de service séparent le stage du onzième échelon si aucune accélération n'intervient. C'est là que le rendez-vous de carrière entre en jeu. Le ministère en organise trois, aux 6e, 8e et 9e échelons, et les deux premiers peuvent faire gagner un an sur la durée de l'échelon. Deux ans de carrière économisés dans le meilleur des cas, ce qui décale toute la suite de la grille.

Attention à la première ligne. Le tableau ministériel démarre au professeur stagiaire, pas à un premier échelon de titulaire : pendant l'année de stage tu es rémunéré à l'indice 395 tout en étant à mi-temps devant élèves et à mi-temps en formation. Le détail de cette année particulière est dans l'article consacré au premier poste de stagiaire.

Le net de la quatrième colonne est un net de base : il n'inclut ni les primes, ni le prélèvement à la source, ni les majorations liées à l'outre-mer. L'ISAE seule, versée à tous les enseignants du premier degré devant élèves, ajoute 2 550 € bruts par an, soit un peu plus de 212 € bruts chaque mois par-dessus chacune des lignes du tableau.

Hors-classe et classe exceptionnelle : la suite de la grille

Au-delà du onzième échelon, la carrière se poursuit dans deux grades d'avancement. La hors-classe monte jusqu'à l'indice majoré 826, la classe exceptionnelle jusqu'à 977. Le net mensuel de base publié va de 2 491 € au premier échelon de hors-classe à 3 984 € au sommet de la grille, primes toujours exclues.

Grille indiciaire du professeur des écoles, hors-classe et classe exceptionnelle
ÉchelonIndice majoréBrut mensuelNet mensuel de baseDurée dans l'échelon
Hors-classe, 1er5952 929 €2 491 €2 ans
Hors-classe, 2e6293 096 €2 624 €2 ans
Hors-classe, 3e6733 313 €2 796 €2 ans et 6 mois
Hors-classe, 4e7203 544 €2 980 €2 ans et 6 mois
Hors-classe, 5e7683 781 €3 167 €3 ans
Hors-classe, 6e8113 992 €3 335 €3 ans
Hors-classe, 7e8264 066 €3 394 €échelon terminal
Cl. exceptionnelle, 1er7003 446 €2 902 €2 ans
Cl. exceptionnelle, 2e7403 643 €3 058 €2 ans
Cl. exceptionnelle, 3e7803 840 €3 214 €2 ans et 6 mois
Cl. exceptionnelle, 4e8354 111 €3 429 €durée non publiée
Cl. exceptionnelle, 5e8954 406 €3 663 €1 an

Source : education.gouv.fr, tableau de la rémunération des enseignants, valeur au 1er janvier 2024, consulté en août 2026.

Le tableau ministériel affiche deux paliers supplémentaires en haut de la classe exceptionnelle, non numérotés : l'indice majoré 930, soit 4 578 € bruts et 3 800 € nets de base, puis l'indice majoré 977, soit 4 810 € bruts et 3 984 € nets de base. C'est le plafond absolu du corps.

Le passage d'un grade à l'autre n'a rien d'automatique. La hors-classe se joue sur un barème d'ancienneté et d'appréciation, la classe exceptionnelle ajoute des conditions de fonctions ou de missions exercées. Concrètement, tous les professeurs des écoles ne finissent pas leur carrière au même endroit de ce tableau, et l'écart entre le premier et le dernier barreau de l'ensemble de la grille dépasse le facteur deux : 1 771 € contre 3 984 € nets de base.

Les primes réellement versées, et le texte qui les fixe

Quatre indemnités concernent la quasi-totalité des professeurs des écoles, indépendamment du poste : l'ISAE, la prime d'attractivité, la prime d'équipement informatique et la part fonctionnelle liée au pacte. Chacune est fixée par un texte publié, avec un montant annuel brut et des conditions d'attribution précises.

Les primes d'un professeur des écoles : montant annuel brut et texte de référence
IndemnitéMontant annuel brutQui la toucheTexte de référence
ISAE2 550 €tout enseignant du premier degré exerçant devant élèvesdécret n° 2013-790 du 30 août 2013
Prime d'attractivité400 à 3 370 € selon l'échelonéchelons 1 à 9 de la classe normalearrêté du 19 juillet 2023
Prime d'équipement informatique176 €personnels enseignants en activitéarrêté du 5 décembre 2020
Part fonctionnelle de l'ISAE (pacte)1 250 € par mission acceptéesur volontariat, mission supplémentaire validéedécret n° 2023-627 du 19 juillet 2023

Source : montants publiés par education.gouv.fr et textes consultés sur legifrance.gouv.fr, août 2026.

L'ISAE est de loin la plus structurante : 2 550 € bruts par an, versés par douzièmes, à tout enseignant du premier degré exerçant devant élèves. Elle est proratisée si tu n'exerces qu'une partie de l'année ou à temps partiel, mais elle ne dépend ni de l'échelon, ni de l'académie, ni d'une évaluation.

La prime d'attractivité fonctionne à l'envers de l'intuition : elle est la plus élevée en début de carrière et s'éteint ensuite. Le ministère publie une fourchette de 400 à 3 370 € bruts annuels, réservée aux échelons 1 à 9 de la classe normale. Autrement dit, l'écart réel entre un débutant et un collègue au onzième échelon est plus resserré que ce que la seule grille indiciaire laisse croire.

Le pacte, lui, se négocie mission par mission : 1 250 € bruts par part fonctionnelle acceptée, contre un engagement de travail supplémentaire réellement effectué. Ce n'est pas une revalorisation du salaire de base, c'est une rémunération de tâches en plus, et la distinction compte quand tu compares une fiche de paie à une autre.

REP, REP+ et direction : ce que le poste ajoute

Deux situations font vraiment décoller la rémunération : exercer dans une école classée en éducation prioritaire, et prendre la direction d'une école. Les deux se cumulent, et les deux relèvent d'un barème publié plutôt que d'une décision locale.

Ce que le lieu d'exercice et la fonction ajoutent, en brut annuel
SituationMontant annuel brutTexte de référence
École classée REP1 734 €décret n° 2015-1087 du 28 août 2015
École classée REP+5 114 € de part fixe, plus une part modulable plafonnée à 702 €arrêté du 28 juin 2021
Direction d'une école de 1 à 3 classes2 970,62 €arrêté du 19 juillet 2023
Direction d'une école de 4 à 9 classes3 370,62 €arrêté du 19 juillet 2023
Direction d'une école de 10 classes et plus3 770,62 €arrêté du 19 juillet 2023
Majoration de l'indemnité de direction+ 20 % en REP, + 50 % en REP+réponse ministérielle, novembre 2025

Sources : legifrance.gouv.fr, fiche indemnitaire education.gouv.fr et réponse du ministre à la question écrite n° 2507, consultés en août 2026.

L'indemnité REP+ se lit en deux temps : une part fixe de 5 114 € bruts annuels, versée mensuellement, et une part modulable arrêtée chaque année par le recteur et plafonnée à 702 €, versée en fin d'année scolaire. Sur un poste en REP+, ce bloc pèse donc plus lourd que l'ISAE et la prime d'équipement réunies.

Pour la direction, le calcul complet a été détaillé dans une réponse du ministère à une question écrite de l'Assemblée nationale : en additionnant l'indemnité de sujétions spéciales, la bonification indiciaire, la nouvelle bonification indiciaire et l'ISAE, un directeur d'école à classe unique perçoit environ 6 170 € bruts annuels au titre de ses fonctions, contre environ 9 156 € pour une école de dix classes et plus, hors éducation prioritaire. Le mécanisme complet, décharges comprises, est décortiqué dans le guide sur le parcours pour devenir directeur d'école.

Quel est le salaire net moyen réel d'un professeur des écoles ?

Le salaire net mensuel moyen d'un professeur des écoles s'établit à 2 850 € en 2024, primes comprises et tous grades confondus, d'après la note d'information 26.36 de la DEPP publiée le 20 août 2026 : 2 950 € pour un temps complet, 2 090 € à temps partiel ou incomplet. La moitié des professeurs des écoles gagnent moins de 2 770 € nets par mois.

Cette moyenne est plus parlante que n'importe quelle ligne de la grille, parce qu'elle mélange les débutants et les fins de carrière, les temps pleins et les temps partiels, et qu'elle intègre l'ISAE, la prime d'attractivité et les indemnités de poste. Elle permet aussi de situer le corps par rapport aux autres enseignants, ce qui n'est possible qu'avec une source unique et une méthode commune.

Salaire net mensuel moyen des enseignants en 2024, par corps
CorpsEnsembleÀ temps completÀ temps partiel ou incomplet
Professeurs des écoles2 850 €2 950 €2 090 €
Professeurs certifiés3 130 €3 220 €2 500 €
Professeurs d'EPS3 180 €3 240 €2 550 €
Professeurs de lycée professionnel3 390 €3 440 €2 600 €
Professeurs agrégés et de chaire supérieure4 080 €4 190 €3 040 €
Ensemble des enseignants3 090 €3 180 €2 340 €

Source : DEPP, note d'information n° 26.36, août 2026, figure 1. Champ : France hors Mayotte, public et privé sous contrat, enseignants fonctionnaires ou assimilés présents en 2024. Données Insee (Siasp), traitement DEPP.

Deux lectures de ce tableau. D'abord, l'écart entre corps est structurel : un professeur agrégé gagne en moyenne 1,4 fois plus qu'un professeur des écoles, parce que sa grille est plus favorable et que ses obligations de service facilitent les heures supplémentaires. Ensuite, la quotité de travail pèse lourd : un professeur des écoles à temps partiel ou incomplet perçoit 860 € nets de moins par mois qu'un collègue à temps complet, et 88,9 % des professeurs des écoles exercent à temps complet selon la même note.

Sur l'évolution, la même note mesure, pour les enseignants présents à la fois en 2023 et en 2024, une hausse du salaire net de 5,2 % en euros constants, inflation de 2,0 % déduite. Les professeurs des écoles sont le corps où cette hausse a été la plus fréquente : 85 % d'entre eux ont vu leur salaire net progresser en euros constants, et 52 % de plus de 5 %. La DEPP l'attribue principalement à l'effet en année pleine du doublement de la part fixe de l'ISAE, portée à 2 550 € bruts annuels au 1er septembre 2023, et à la revalorisation de la prime d'attractivité.

Un mot de prudence sur les comparaisons dans le temps. La publication précédente de la DEPP donnait 2 680 € nets mensuels pour un professeur des écoles en 2023. La note 26.36 prévient que ses résultats ne sont pas directement comparables, en niveau, à ceux du millésime antérieur, à cause de changements de méthode dans la source Insee ; les données 2023 y ont été recalculées pour que l'évolution annuelle reste homogène. Autrement dit, la vraie progression est le + 5,2 % en euros constants, pas la soustraction naïve entre 2 850 et 2 680.

La part des primes reste la faiblesse du premier degré : primes et indemnités représentent en moyenne 16 % du salaire brut d'un enseignant du premier degré en 2024, contre 21 % dans le second degré, toujours selon la DEPP. Cela pèse directement sur la retraite, puisque les primes n'entrent pas dans le traitement de référence servant au calcul de la pension. Le sujet est traité en détail dans l'article sur la retraite des professeurs des écoles.

Entre le brut de la grille et le net qui arrive sur le compte, l'écart tient à quelques prélèvements obligatoires. La retenue pour pension civile pèse sur le seul traitement indiciaire. La CSG et la CRDS s'appliquent à une assiette plus large, primes comprises. La contribution de solidarité et la cotisation à la retraite additionnelle complètent le tableau. Résultat : le taux de passage brut vers net n'est pas constant d'un échelon à l'autre, et il varie encore selon la part de primes dans ta rémunération.

Comment le salaire évolue au fil de la carrière ?

L'avancement d'échelon dépend de l'ancienneté dans l'échelon, avec les durées de référence publiées dans le premier tableau. Aucune démarche à faire : le changement se déclenche seul, sans dossier ni entretien de négociation. Les rendez-vous de carrière peuvent accélérer deux de ces passages, c'est la seule marge d'appréciation individuelle sur la partie indiciaire.

Le passage à la hors-classe puis à la classe exceptionnelle relève d'une autre logique : contingent annuel, barème, appréciation, et pour la classe exceptionnelle des conditions de fonctions ou de missions exercées. C'est ce qui explique l'écart considérable entre le bas et le haut de la grille, et pourquoi deux collègues entrés la même année peuvent finir leur carrière avec plusieurs centaines d'euros mensuels d'écart.

Trois leviers sortent complètement de la grille : accepter un poste en éducation prioritaire, prendre une direction d'école, ou signer des missions au titre du pacte. Les deux premiers changent aussi le métier au quotidien, ce que décrit le portrait du quotidien réel d'un professeur des écoles. Le troisième ajoute des heures, sans rien changer à l'échelon.

Si tu es en pleine préparation du concours, garde ce point en tête sans t'en inquiéter : ta priorité immédiate reste la réussite du CRPE, pas l'optimisation d'une carrière qui se joue sur trente ans. Et si tu vises le concours à bac+3, la question de l'argent se pose dès la formation : le détail est dans l'article sur la rémunération et l'engagement de l'élève fonctionnaire.

Un bon salaire, comparé à quoi ?

Difficile de répondre honnêtement sans nuancer. Comparé à un salaire médian en France, un professeur des écoles installé depuis quelques années, à 2 950 € nets mensuels en moyenne à temps complet en 2024, se situe dans une fourchette correcte, avec deux avantages rarement chiffrés : la stabilité de l'emploi, et une progression connue à l'avance jusqu'à la retraite. Peu de trajectoires du privé offrent une grille publiée sur trente ans.

Comparé à d'autres métiers exigeant un bac+5 avec responsabilité d'encadrement, le début de carrière reste modeste, et la part de primes limitée à 16 % du brut en 2024, contre 21 % dans le second degré selon la DEPP, y contribue directement. Le rattrapage se fait lentement, par l'ancienneté et par les changements de grade, pas par des augmentations négociées.

Ce qui pèse souvent plus lourd dans la décision, c'est la nature du métier au quotidien plutôt que le montant. Si tu envisages une reconversion, compare ce salaire à ta rémunération actuelle nette, primes et avantages compris, pas au brut affiché sur une fiche de poste. À lire aussi : les secondes carrières après l'enseignement, qui donne l'autre bout du raisonnement.

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Questions fréquentes

Quel est le salaire net d'un professeur des écoles en début de carrière ?
Le tableau ministériel affiche 1 771 € nets mensuels de base pour un professeur stagiaire à l'indice majoré 395, puis 2 121 € au 2e échelon de la classe normale (indice majoré 446). S'y ajoutent l'ISAE et la prime d'attractivité.
Combien gagne un professeur des écoles en fin de carrière ?
2 816 € nets mensuels de base au 11e échelon de la classe normale, 3 394 € au sommet de la hors-classe, et 3 984 € au dernier palier de la classe exceptionnelle, indice majoré 977, hors primes.
Qu'est-ce que l'ISAE et qui la touche ?
L'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves est fixée à 2 550 € bruts par an, soit un peu plus de 212 € bruts par mois. Elle est versée à tout enseignant du premier degré exerçant devant élèves, quel que soit l'échelon.
Combien touche-t-on en plus en REP ou en REP+ ?
1 734 € bruts annuels dans une école classée REP. En REP+, 5 114 € de part fixe plus une part modulable arrêtée chaque année par le recteur et plafonnée à 702 €, fixés par l'arrêté du 28 juin 2021.
Le salaire est-il le même dans toute la France ?
Le traitement de base est identique partout : il dépend d'un indice national multiplié par la valeur du point. Ce qui varie, ce sont les indemnités liées au poste, éducation prioritaire et direction en tête, et le coût de la vie local.
Quel est le salaire moyen réel d'un professeur des écoles ?
2 850 € nets par mois en 2024 selon la note DEPP 26.36 d'août 2026, soit 2 950 € à temps complet et 2 090 € à temps partiel ou incomplet. Cette moyenne inclut les primes, qui pèsent 16 % du salaire brut dans le premier degré.

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