Pénurie de professeurs des écoles, ce que disent les chiffres officiels

172 postes sont restés non pourvus aux concours externes du CRPE en 2026, contre 650 un an plus tôt, selon le bilan ministériel du 9 juillet 2026. La tension recule vite, mais la baisse du nombre d'élèves commence à réduire les besoins pour les prochaines sessions.

Par Membre du jury et correcteur du CRPE

Chaque rentrée ramène les mêmes titres sur le manque d'enseignants, avec des chiffres qui changent selon la source citée. Plusieurs indicateurs coexistent et ne portent pas sur le même périmètre, ce que les articles de presse précisent rarement. Cette page donne chaque chiffre avec son périmètre, et ne traite que des postes restés vacants.

172
postes non pourvus aux concours externes du CRPE en 2026
98,5 %
taux de couverture des concours externes du premier degré public en 2026
161 000
élèves de moins à la rentrée 2026, dont 125 400 dans le premier degré

Qu'est-ce qu'un poste non pourvu au CRPE ?

Un poste non pourvu est une place ouverte au concours qu'aucun candidat n'occupe à l'issue des délibérations, parce que le jury n'a pas trouvé assez de copies et de prestations orales au niveau attendu. Le poste existe dans le budget, mais il reste vide. L'académie doit ensuite le couvrir autrement, souvent en recrutant un contractuel avant la rentrée.

Cela ne revient pas exactement à dire qu'il manque des professeurs. Un poste peut rester non pourvu au concours alors que l'académie compte des candidats en surnombre sur la liste complémentaire d'une autre voie. Une académie peut aussi pourvoir tous ses postes de concours et manquer de remplaçants en janvier. Ce sont deux problèmes différents.

Le poste non pourvu se distingue aussi du poste vacant en cours d'année. Le premier se constate en juillet, à la publication des résultats. Le second apparaît toute l'année, au fil des congés, des démissions et des affectations. La presse passe souvent de l'un à l'autre sans le signaler.

Reste le taux de couverture, c'est-à-dire le rapport entre le nombre d'admis et le nombre de postes offerts. Il peut dépasser 100 % quand une session supplémentaire s'ajoute à la session ordinaire, ce qui s'est produit plusieurs fois entre 2015 et 2021.

Combien de postes non pourvus au CRPE en 2024, 2025 et 2026 ?

Le ministère a recensé 1 163 postes non pourvus dans le premier degré public en 2024, puis 525 en 2025, tous concours confondus. Sur le seul périmètre des concours externes, la baisse est encore plus nette, de 650 postes non pourvus en 2025 à 172 en 2026, soit 73 % de moins en un an.

Postes non pourvus et taux de couverture au CRPE, sessions 2024 à 2026
Indicateur202420252026
Postes non pourvus, premier degré public, tous concours1 163525n.d.
Taux de couverture, premier degré public, tous concours88,3 %94,7 %n.d.
Postes non pourvus, concours externes du premier degré publicn.d.650172
Taux de couverture, concours externes du premier degré publicn.d.92,1 %98,5 %
Postes non pourvus, nouveau concours externe bac+3n.d.n.d.146 sur 5 000

Sources : bilan ministériel des concours de la session 2025 et bilan de la session 2026. Les deux séries n'ont pas le même périmètre : la première porte sur l'ensemble des concours du premier degré public, la seconde sur les seules voies externes. Le bilan 2025 annonce 10 217 postes et 9 627 admis, soit un écart de 590, sans expliciter la différence avec les 525 postes non pourvus qu'il mentionne par ailleurs.

Sur les 172 postes vides de 2026, 146 relèvent du nouveau concours externe bac+3, qui en offrait 5 000, et 26 du concours bac+5 transitoire, qui en offrait 6 600. Presque tout le déficit restant se trouve donc dans le concours qui vient d'être créé.

Le taux de couverture des concours externes passe ainsi de 92,1 % à 98,5 %. Mais 2026 est une session doublée, avec deux concours externes en parallèle et une offre de postes en hausse de 32,2 %, ce qui invite à la prudence quand on la compare à une session ordinaire.

Les 650 postes non pourvus de 2025 se retrouvent exactement à partir des données publiées, avec 8 291 postes offerts aux concours externe et externe spécial du public pour 7 641 admis. La session supplémentaire de Créteil et Versailles est comptée à part.

Quelles académies ne pourvoient pas tous leurs postes ?

En 2025, quatre académies seulement sur les trente du concours externe public n'ont pas pourvu tous leurs postes. Il s'agit de Versailles (356 postes vacants), Créteil (231), la Guyane (73) et Mayotte (35). Partout ailleurs, le contingent a été rempli, et parfois dépassé.

Les académies où le concours externe public n'a pas pourvu tous ses postes, session 2025
AcadémiePostesPrésents aux écritsAdmissiblesAdmisPostes non pourvus
Versailles960795672604356
Créteil869885774638231
Guyane110167503773
Mayotte1155641128035
Total des quatre académies2 0542 4111 6741 359695

Source : devenirenseignant.gouv.fr, données statistiques du CRPE session 2025, mise à jour décembre 2025. Écarts calculés par moncrpe.com. Seules ces quatre académies sur trente sont déficitaires ; ailleurs, 154 candidats ont été admis au-delà du contingent local.

Versailles est le cas le plus frappant. L'académie a ouvert 960 postes et seuls 795 candidats se sont présentés aux écrits. Même en admettant tous les présents, le contingent ne pouvait pas être rempli, et c'était acquis avant la correction des copies. Créteil est à peine moins tendue, avec 885 présents pour 869 postes.

La Guyane et Mayotte relèvent d'une autre logique. Mayotte comptait 564 présents pour 115 postes, un vivier local largement suffisant, mais seulement 112 admissibles à l'issue des écrits. La difficulté y tient aux résultats des épreuves plutôt qu'au nombre de candidats.

Additionnés, ces quatre déficits atteignent 695 postes, soit plus que les 650 annoncés par le ministère. L'écart s'explique par les 154 candidats admis au-delà du contingent local dans d'autres académies, et par le concours externe spécial en langues régionales, qui laisse de son côté 109 postes non pourvus sur 174 offerts. Les deux effets se compensent en partie.

La tension du CRPE académie par académie

Le nombre de candidats présents aux écrits par poste offert mesure mieux la tension que le nombre de postes vacants. En 2025, ce ratio allait de 0,8 à Versailles à 8,7 en Martinique, soit dix fois plus de concurrence pour une place d'un bout à l'autre du territoire.

Tension du concours externe public par académie : présents aux écrits par poste, session 2025
AcadémiePostesPrésents aux écritsPrésents par poste
Versailles9607950,8
Créteil8698851,0
Guyane1101671,5
Paris2363701,6
Grenoble4357001,6
Orléans-Tours3455981,7
Amiens2674641,7
Dijon1823251,8
Nancy-Metz3165941,9
Besançon1593021,9
Nice3206121,9
Normandie4209732,3
Aix-Marseille4219882,3
Strasbourg1904502,4
Lyon3629122,5
Reims1363622,7
Nantes2376982,9
Toulouse3339843,0
Clermont-Ferrand1023073,0
Bordeaux3371 0733,2
Limoges702333,3
Montpellier2749323,4
Poitiers1364813,5
Lille4481 6423,7
Corse20854,2
Mayotte1155644,9
Rennes1377145,2
Guadeloupe261656,3
Réunion1208477,1
Martinique191658,7

Source : devenirenseignant.gouv.fr, session 2025. Ratio calculé par moncrpe.com en divisant le nombre de présents aux épreuves écrites par le nombre de postes offerts dans l'académie.

Sous 2 présents par poste, l'académie est en tension durable. C'était le cas en 2025 de Versailles, Créteil, la Guyane, Paris, Grenoble, Orléans-Tours, Amiens, Dijon, Nancy-Metz, Besançon et Nice. Au-dessus de 4, le concours redevient franchement sélectif localement, comme en Corse, à Mayotte, à Rennes, en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique.

Ce classement bouge d'une année sur l'autre. Il dépend du nombre de postes que le ministère attribue à chaque académie, qui varie fortement, et du nombre d'inscrits qui viennent réellement aux écrits. Le tableau des postes 2026 par académie figure dans les postes ouverts au CRPE.

Un ratio bas ne dispense de rien. Le jury applique les mêmes barèmes partout, et c'est justement parce qu'il ne les abaisse pas que des postes restent vacants à Versailles année après année. La tension améliore tes chances statistiques, mais le niveau attendu de ta copie reste le même.

Vingt ans de taux de couverture et la rupture de 2022

Jusqu'en 2021, les concours du premier degré public pourvoyaient presque tous leurs postes, avec 98,7 % en 2005, 99,7 % en 2020 et 97,5 % en 2021. En 2022, le taux tombe à 82,4 %, son plus bas niveau dans la série publiée par la DEPP.

Taux de couverture des concours du premier degré public depuis 2005
SessionPostes tous concoursAdmisTaux de couvertureTaux de couverture des seuls concours externes
200515 83915 63098,7 %99,5 %
20107 6157 46298,0 %100,4 %
201512 09712 376102,3 %103,1 %
202011 52511 48699,7 %100,6 %
20219 9909 74597,5 %98,4 %
20229 9518 19582,4 %83,0 %
202310 3509 04987,4 %89,6 %
202410 3508 93486,3 %90,8 %

Source : fiche 9.27 du chapitre 9 des Repères et références statistiques 2025 de la DEPP (champ France + COM). Le taux des concours externes intègre la session supplémentaire, ce qui explique qu'il puisse dépasser 100 %.

Cette chute coïncide avec le passage du concours externe à bac+5. À partir de la session 2022, seuls les étudiants en seconde année de master ou déjà titulaires d'un master pouvaient s'y présenter. Le nombre de présents passe de 34 162 à 19 907 en un an, alors que l'offre de postes ne bouge pas.

La remontée de 2023 et 2024, à 87,4 % puis 86,3 %, reste partielle et cache une divergence. Les concours externes se redressent (89,6 % puis 90,8 %), tandis que les concours internes se dégradent nettement, jusqu'à 47,3 % de couverture en 2024. Le second concours interne ne pourvoit plus qu'un poste sur deux.

Sur vingt ans, le taux de couverture du CRPE réagit d'abord aux règles d'accès au concours, et seulement ensuite à l'attractivité du métier. Toute comparaison entre deux sessions séparées par une réforme doit donc le préciser.

Pourquoi ces postes restent vacants ?

Trois facteurs documentés se cumulent. Les réformes successives des conditions d'accès ont réduit le vivier de candidats, les besoins se concentrent dans des académies où le logement coûte cher, et le recours aux personnels non titulaires augmente depuis 2015 pour absorber le reste.

La Cour des comptes a chiffré le phénomène avant la réforme actuelle. Dans son rapport « Devenir enseignant : la formation initiale et le recrutement des enseignants », elle relève qu'entre 2017 et 2021, il a manqué en moyenne un peu plus d'un millier de postes par an (1 110 précisément), et qu'environ 4 500 nouveaux contractuels ont dû être recrutés pour la seule année 2022. Elle recommandait notamment de rendre les académies de Créteil et Versailles plus attractives.

Part des enseignants non titulaires à la rentrée 2024
Secteur d'enseignementEnseignantsdont non titulairesPart des non titulaires
Premier degré public323 7918 8183 %
Premier degré privé sous contrat43 6777 23617 %
Second degré public389 03543 15111 %
Second degré privé sous contrat96 26919 79021 %

Source : fiche 9.02 du chapitre 9 des Repères et références statistiques 2025 de la DEPP, personnels de l'enseignement scolaire selon leur mission et leur corps, année 2024-2025. Parts arrondies par la DEPP.

Dans le premier degré public, les non-titulaires restent peu nombreux, 3 % à la rentrée 2024, bien moins que dans le second degré public (11 %) et surtout dans le privé sous contrat (17 % dans le premier degré, 21 % dans le second). Le concours reste de loin la voie normale pour devenir professeur des écoles.

Sur les causes individuelles, il faut rester prudent. Le coût du logement en Île-de-France, les conditions d'exercice et la rémunération reviennent souvent dans le débat public, mais aucun bilan de concours ne permet de leur attribuer une part précise du déficit. On peut en revanche constater que trois des quatre académies déficitaires de 2025, Versailles, Créteil et la Guyane, sont aussi celles où le nombre de présents par poste est le plus faible de France. Mayotte se distingue par un vivier nombreux mais peu d'admissibles. Pour la rémunération, les montants réels figurent dans le salaire réel d'un professeur des écoles, fiche de paie à l'appui.

À moyen terme, la démographie joue dans l'autre sens. Le 8 avril 2026, la DEPP a publié des projections d'effectifs à dix ans qui prévoient 933 000 élèves de moins dans le premier degré d'ici 2035. À taux d'encadrement constant, moins d'élèves signifie moins de besoins d'enseignants, donc moins de postes ouverts.

La baisse du nombre d'élèves va-t-elle réduire les postes au CRPE ?

Oui à moyen terme, mais pas automatiquement dès 2027. La rentrée 2026 a déjà perdu 125 400 élèves dans le premier degré, et le nombre de postes ouverts au concours reste une décision budgétaire prise chaque année.

Le 31 août 2026, le ministre de l'Éducation nationale a présenté en conseil des ministres une communication sur la rentrée scolaire 2026. Elle compte 11,6 millions d'élèves, 1,2 million de personnels et surtout 161 000 élèves de moins qu'à la rentrée précédente. Le texte parle d'une « accélération de la chute démographique » et annonce une baisse de 1,7 million d'élèves entre 2025 et 2035. C'est la première fois que le ministère place ce chiffre au centre de sa communication de rentrée.

La baisse projetée des effectifs scolaires à l'horizon 2035
PérimètreÉlèves en moinsÉvolution
Ensemble public et privé sous contrat, 2025-20351 676 800- 14,2 %
Premier degré, 2025-2035933 000- 15,2 %
Second degré, 2025-2035743 800- 13,2 %
Premier degré, dès la rentrée 2026125 400n.d.
Second degré, dès la rentrée 202636 200n.d.
Dont petite section de maternelle, rentrée 202646 500n.d.

Source : education.gouv.fr, communiqué du 8 avril 2026 présentant les projections d'effectifs de la DEPP à l'horizon 2035, scénario de référence, champ public et privé sous contrat.

La cause est connue et durable. La France a compté 645 000 naissances en 2025, soit 24 % de moins qu'en 2010. La vague traverse le système niveau par niveau, la maternelle d'abord, puis l'élémentaire, le collège et le lycée. Le premier degré, donc le CRPE, est touché en premier.

Pour toi, l'essentiel est que la baisse n'est pas répartie uniformément. Les projections de la DEPP descendent jusqu'au département et les écarts sont énormes, y compris à l'intérieur d'une même académie. Dans l'académie de Limoges, la Creuse perdrait 20 % de ses élèves contre 7,4 % pour la Corrèze. Dans celle de Rennes, les Côtes-d'Armor reculeraient de 20,7 % contre 8,2 % pour l'Ille-et-Vilaine.

Effectifs du premier degré à l'horizon 2035 : les académies aux deux extrêmes
AcadémieÉvolution projetée des effectifs du premier degré d'ici 2035
Paris- 29,3 %
Nancy-Metz- 22,1 %
Lille- 20,7 %
Niceenviron - 12 %
Nantesenviron - 12 %
Mayotte- 4,5 %

Source : education.gouv.fr, communiqué du 8 avril 2026. Le communiqué cite ces académies comme bornes et repères de la fourchette ; le détail complet, académie par académie et département par département, figure dans le document de travail de la DEPP annoncé avec cette publication.

Moins d'élèves ne veut pas dire automatiquement moins de postes au concours l'année suivante. Une partie de la baisse démographique a jusqu'ici servi à améliorer le taux d'encadrement, avec le dédoublement des classes en éducation prioritaire et le plafonnement à 24 élèves en grande section, deux mesures que le ministère rappelle dans la même communication. Les départs en retraite continuent aussi de créer des besoins de recrutement, quel que soit le nombre d'élèves.

La méthode, elle, évolue. Le ministère annonce une carte de l'offre scolaire pluriannuelle, expérimentée dans 18 départements pilotes et appliquée partout dès 2027, ainsi que la création d'une direction de la politique territoriale de l'École et de l'anticipation avant le 1er novembre 2026. Pour un candidat, cela signifie que la répartition des postes entre académies sera pilotée sur plusieurs années au lieu d'être réajustée chaque printemps. Les académies qui perdent le plus d'élèves risquent de voir leur contingent se resserrer en premier.

Pour la session 2027, rien n'est encore fixé. Au 5 septembre 2026, aucun arrêté d'ouverture n'était paru au Journal officiel. Le ministère indique sur sa page des textes officiels de référence que ces arrêtés paraîtront en septembre 2026, et le nombre de postes par académie ne sera publié, comme chaque année, qu'au plus tard la veille de la première épreuve d'admissibilité. Ces chiffres sont suivis sur la page des postes ouverts au CRPE.

Le second degré connaît la même vague, un peu moins forte et un peu plus tardive (743 800 élèves de moins, soit 13,2 %). Si tu hésites encore entre les deux concours, la comparaison des débouchés est faite dans l'article CRPE ou CAPES.

Ce que change le concours à bac+3

Le décret n° 2025-352 du 17 avril 2025 a déplacé le concours de la fin du master à la fin de la licence. L'objectif affiché est d'élargir le vivier en recrutant les candidats avant qu'ils ne s'orientent ailleurs pendant leur master. La session 2026 est la première à l'appliquer, en parallèle du concours bac+5 maintenu à titre transitoire.

Le nombre de candidatures a augmenté comme prévu. Selon le bilan des inscriptions publié par le ministère, les concours externes du CRPE public ont enregistré 88 258 inscriptions en 2026, plus du double de la session 2025, avec des hausses de 72,8 % à Créteil et 85,8 % à Versailles, les deux académies les plus déficitaires. Dans le même temps, le nombre total de postes offerts a été relevé de 32,2 %.

Avec 98,5 % de couverture sur les concours externes, la session 2026 atteint son meilleur niveau depuis 2021. Le ministère y voit les premiers effets de la réforme, une formulation prudente qu'il faut garder telle quelle, car une session unique ne permet pas de distinguer l'effet du changement de règle de celui de la hausse des postes.

Les 146 postes non pourvus du nouveau concours bac+3 méritent attention. Le concours censé résoudre le problème est celui qui, pour sa première année, laisse le plus de places vacantes en valeur absolue. Ce n'est pas anormal pour une première session, mais on ne peut encore rien en conclure.

La formation après l'admission a elle aussi changé, avec deux années d'alternance rémunérée en école, décrites dans les deux années de formation après le CRPE bac+3.

Ce que la pénurie change pour toi

Un recrutement tendu améliore tes chances statistiques dans certaines académies, et seulement là. Il ne modifie ni les épreuves, ni les barèmes, ni le niveau attendu par le jury. Dans les quatre académies déficitaires de 2025, l'écart de chances se compte toutefois en dizaines de points.

Ce que je vois côté jury. On me demande souvent si on « descend la barre » quand il reste des postes. Non. La note d'un candidat dépend de la grille, quel que soit le nombre de places. Dans les académies sous tension, je lis surtout beaucoup de copies très courtes, rendues par des candidats venus tenter leur chance sans préparation construite.

Adam, directeur d'école et membre du jury du CRPE

Les listes complémentaires jouent aussi un rôle. Quand des admis se désistent, les académies puisent dans cette liste, parfois tard dans l'été. Elle fonctionne à part de la liste principale et n'est pas utilisée partout, comme l'explique la page consacrée à la liste complémentaire du CRPE.

Enfin, les académies les plus déficitaires sont aussi celles où tu risques, la première année, d'être affecté loin de chez toi, sur un poste fractionné ou un remplacement. Choisir Versailles pour son taux d'admission sans regarder les conditions d'affectation laisse de côté une partie du problème.

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Sur moncrpe.com, tu prépares les épreuves telles qu'elles sont notées, dans une académie déficitaire comme ailleurs. Le contenu ne dépend pas du contexte de recrutement.

Pour avoir une vue complète, croise trois séries de la même session, les postes offerts (voir le tableau par académie), les admis rapportés aux présents (voir les taux de réussite) et les postes finalement vacants présentés ici. Prises séparément, ces trois séries racontent trois histoires différentes.

Un contexte favorable ne remplace pas une préparation

Les postes restent vides là où le jury ne trouve pas le niveau attendu. Sur moncrpe.com, cours, quiz et suivi de progression te préparent aux épreuves telles qu'elles sont notées.

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